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Article 1 : Regards sur l’Afrique

vendredi 16 septembre 2005


L’Afrique d’aujourd’hui :
derrière les chiffres les hommes
et leurs difficultés

Les quelques tableaux statistiques qui suivent apportent un éclairage chiffré sur la situation actuelle des pays africains. Les informations restent incomplètes, mais doivent permettre de donner un aperçu général et aussi de repérer quelques éléments significatifs illustrant le processus de mal développement en cours.
Le décrochement des performances économiques de la presque totalité des pays africains au tournant des années 80 est illustré par une approche statistique simple, dans le tableau ci-dessous. L’idée d’un “rattrapage” — même à très long terme — des économies africaines par rapport aux pays développés, s’efface ; l’écart ne cesse de croître pour la plupart de ces pays.
Les trois tableaux suivants présentent pour la plupart des pays africains mais non la totalité des indicateurs généraux relatifs au niveau de développement, à la situation démographique, au niveau de vie (et parfois de survie) des populations et à quelques caractéristiques économiques générales.
Ces informations sont complétées par :
– l’évolution des flux d’investissements directs étrangers (IDE) et de leurs effets financiers immédiats sous forme de rapatriement de bénéfices ;
– l’évolution de la dette extérieure (sans que les effets des initiatives en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ne soient mis en évidence) ;
– l’évolution défavorable des prix de quelques produits d’exportation qui pèse lourdement sur les économies très largement spécialisées dans les produits primaires pour l’exportation.
Ces différentes informations ne prétendent pas donner les clés d’une compréhension satisfaisante des problèmes africains, ni même lever certaines équivoques. Ainsi, le suivi des IDE reçus sur ce continent (tableaux 5 et 6) pourrait-il justifier l’idée d’une Afrique tenue à l’écart des dynamiques de la mondialisation. Pourtant, l’examen du degré d’ouverture internationale des économies africaines (mesuré par le rapport des exportations des biens et services / PIB, cf. tableau 4) montre que, bien souvent, ces pays sont plus engagés dans les échanges internationaux que la plupart des pays des pays développés. Cela pourrait justifier l’analyse d’une Afrique malade, non pas d’être tenue à l’écart, mais d’être pleinement engagée dans les processus de la mondialisation.

* Par exemple, entre 1975 et 1980, le PIB / habitant sud-africain passe de 1 385 dollars à 2 290 ; il est donc multiplié par 1,65. À la même période, celui des États-Unis est multiplié par 1,60. L’augmentation du PIB sud-africain se situe dans un rapport de 1,03 par rapport à celui des États-Unis. Pour la période 1980 à 2003 ce rapport chute à 0,46, ce qui peut se dire : la croissance sud-africaine est 2,17 fois plus lente que celle des États-Unis (1/0,46).

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