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Article 6 : quelles implications pour l’industrie textile en Afrique ?

dimanche 16 octobre 2005

Ambivalences des échanges
Sud – Sud :
quelles implications
pour l’industrie textile en Afrique ?

Antoine Brawand

Les résultats décevants des échanges avec le Nord ont incité les dirigeants africains à miser sur la coopération et le commerce Sud – Sud. Parce que ces nouvelles relations s’établissent entre des pays qui connaissent ou qui ont connu des difficultés similaires, elles sont censées être mutuellement profitables. Qu’en est-il concrètement ?
Certains échanges paraissent contribuer effectivement au développement de l’ensemble des partenaires, tandis que d’autres bénéficient essentiellement aux plus puissants. Cette ambivalence caractérise notamment l’expansion des échanges entre l’Afrique subsaharienne et la Chine2. Un nombre croissant de sociétés chinoises investissent en Afrique dans des secteurs très divers : les mines, le pétrole, l’industrie textile, les services. Le gouvernement chinois encourage ces investissements au nom du principe de l’égalité et des avantages réciproques ; il entend aussi contribuer au développement économique local3. Cependant, les produits à bas prix en provenance de la Chine envahissent actuellement les marchés africains. Ils privent les entreprises locales d’une partie de leurs débouchés nationaux. Ironie du sort : il s’agit parfois d’entreprises qui ont survécu à la libéralisation économique imposée par les institutions de Bretton Woods dans le cadre des programmes d’ajustement structurel !
En Afrique subsaharienne, l’ambivalence des échanges Sud – Sud se manifeste notamment dans la production et le commerce des textiles. Dans ce texte, nous considérons d’abord l’évolution qui est intervenue depuis les indépendances, puis la situation actuelle. Pour mettre en évidence les effets des échanges, nous examinons ensuite l’appui que la Compagnie Malienne des Textiles (COMATEX), la principale entreprise textile du Mali, reçoit de la Chine, mais aussi l’inondation du marché malien par des tissus en provenance de pays asiatiques notamment. Nous avons profité d’un bref passage à Ségou, en septembre 2004, où l’usine se trouve, pour nous informer auprès de M. Aliou Kane, Directeur général adjoint de la COMATEX. Cet entretien a débouché sur une réflexion de fond : le développement des échanges Sud – Sud favorise-t-il, malgré ses ambivalences, la transformation du coton dans les pays qui le cultivent ?

Les entreprises africaines de textiles face aux excès de la libéralisation
Pour comprendre la situation actuelle, un retour en arrière s’impose. Dès leur accession à l’indépendance, plusieurs pays africains ont promu la transformation locale du coton qu’ils produisaient et exportaient en abondance. Ces interventions de l’État faisaient partie de stratégies d’industrialisation consistant à implanter des activités productives susceptibles de se compléter et de favoriser ainsi la création d’une économie intégrée. Comme l’a souvent dit François Perroux, ces investissements devaient contribuer à « noircir la matrice des échanges intersectoriels ».
La réalisation de ces stratégies volontaristes exigeait cependant des politiques cohérentes, une protection initiale face à la concurrence internationale et une capacité de financement suffisante. Dans les années soixante, certains pays africains avaient un projet d’industrialisation assez clair, une politique protectionniste et des recettes d’exportation relativement abondantes car les cours des matières premières étaient encore assez élevés.
Ces conditions favorables à un développement endogène ont disparu. Les décisions de création d’unités de production ont souvent plus résulté du démarchage des exportateurs des pays industrialisés auprès des dirigeants des États que des objectifs de la planification industrielle. Les nouvelles entreprises ne se sont donc pas bien intégrées dans l’économie nationale. De ce fait, ainsi que du fait de la mauvaise gestion de la production et de la commercialisation, elles ont entraîné des charges financières insupportables pour les États. Les prix de revient excessifs et la qualité insuffisante des produits ont souvent empêché ces usines d’approvisionner correctement le marché local, et encore moins d’exporter. Avec la détérioration des termes de l’échange, les pays africains ont perdu leur capacité de financement.
Au début des années quatre-vingt, les difficultés de paiement et l’endettement ont entraîné le recours aux ressources du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, ainsi que de financeurs bilatéraux. Considérant que les systèmes de planification étatiques étaient non seulement mal gérés, mais inefficaces en soi, les bailleurs de fonds ont imposé la libéralisation des échanges, l’abandon des entreprises non rentables en termes d’économie de marché et l’adaptation de la politique industrielle aux objectifs des investisseurs étrangers.
Ce renversement de situation explique le démantèlement de nombreuses entreprises industrielles. Dans le secteur textile, une grande partie des usines mises en place depuis les années soixante ont été fermées. Dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), par exemple, la moitié des usines textiles ont fermé entre 1985 et 2004. Il en reste une vingtaine, mais seule une douzaine sont actives4. Certaines ont survécu en utilisant une partie des équipements et des réseaux commerciaux existants, parfois dans l’attente d’une privatisation. L’opposition des organisations syndicales aux liquidations d’entreprises a souvent joué un rôle décisif. L’envahissement des marchés par les tissus et les vêtements à bas prix en provenance de pays asiatiques risque toutefois d’entraîner la disparition des dernières usines africaines qui approvisionnent encore ces marchés.
Dans les principaux pays producteurs de coton d’Afrique subsaharienne (notamment Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso et Tchad), la majeure partie de la récolte est exportée après l’égrenage. La mise en valeur du coton fibre s’effectue donc surtout à l’étranger. Dans l’UEMOA, la production de fil et de tissu représente seulement 5 % de la récolte. Les incitations pour augmenter cette part sont faibles.
Contrairement à l’Union européenne et aux États-Unis, l’UEMOA n’applique pas de quotas aux importations de textiles. Son tarif extérieur commun est très modéré. Il varie entre 5 et 20 % selon les produits. Les importateurs de textiles et de vêtements doivent payer les droits de douane ad valorem suivants5 :

fils et tissus en coton 10 %
coton cardé et peigné 15 %
tissus imprimés et vêtements 20 %

L’importateur doit en outre verser une redevance de 2,5 %. À l’intérieur de la zone de l’UEMOA, les produits circulent librement. D’autre part, qu’ils soient importés ou fabriqués localement, les produits sont passibles de la TVA (18 %).
Compte tenu de ces taux, une usine locale de tissus et de vêtements dispose au plus d’un avantage de 22,5 % par rapport à l’importateur qui respecte les règles. Cependant, les importations frauduleuses sont massives :
– beaucoup de marchandises ne sont pas déclarées en douane ;
– d’autres le sont, mais comme de la friperie ; ou comme des objets de faible valeur ;
– la TVA n’est souvent pas acquittée.
Les produits importés échappent donc très souvent à toute taxation, au détriment des États et des producteurs locaux.

Coopération et compétition : le cas de la Compagnie Malienne des Textiles (COMATEX)6
Après l’indépendance, sous l’impulsion du président Modibo Keïta, le Mali a cherché à se doter d’industries capables de transformer les produits agricoles locaux et de satisfaire les besoins fondamentaux de la population. Le Mali étant un grand producteur de coton, la création d’usines textiles représentait une priorité. Les orientations socialistes et tiers-mondistes du régime l’inclinèrent à solliciter l’appui de la Chine.
L’usine fut édifiée en 1966-67 à Ségou, l’ancienne capitale de l’empire bambara, qui est aujourd’hui la seconde ville du pays (l’agglomération compte quelque 150 000 habitants). La Chine équipa l’usine en machines à haute intensité de main-d’œuvre. Cette technologie permit de créer 3 000 emplois très attendus dans la région. La forte demande de tissus, assurée en partie grâce à l’obligation faite à la population de donner la préférence aux produits indigènes, permit à l’usine d’utiliser assez correctement sa capacité de production. Cependant, l’État dut combler des déficits importants.
Dans les années quatre-vingt, le Mali connut des difficultés de paiement qui l’obligèrent à solliciter le soutien du FMI. En 1984, il entreprit un premier programme d’ajustement structurel. Les bailleurs de fonds exigèrent le désengagement de l’État des entreprises de production. Celles-ci devaient être liquidées ou être placées sous le contrôle d’investisseurs privés. Dans le cas de la COMATEX, le gouvernement dut tenir compte de plusieurs paramètres supplémentaires : la demande nationale de tissus africains, la gravité du chômage, source de tensions sociales, et un risque de conflit politique. Une décision de fermeture aurait en effet accru le déséquilibre économique entre la région de Ségou et celle de Bamako, la capitale du Mali, qui compte les deux-tiers des emplois industriels. Après de nombreuses péripéties, le gouvernement opta pour une réhabilitation de l’entreprise avec le concours d’investisseurs étrangers. Un appel d’offres de rachat échoua toutefois, à cause du surendettement de l’entreprise, notamment.
Le gouvernement reprit alors contact avec la Chine. Il fut entendu que la China National Overseas Engineering Corporation (COVEC), prendrait le contrôle de la COMATEX. Celle-ci fut dotée d’un capital social de 1 500 millions de francs CFA, souscrit à raison de 80 % par la COVEC et de 20 % par le gouvernement malien. Cette part minoritaire représentait le maximum admis par le FMI. D’autre part, la COVEC proposa la nomination du Directeur général et le gouvernement malien celle du Directeur général adjoint.
La COMATEX se reconstitua en juin 1994 en tant que société anonyme d’économie mixte, après le licenciement collectif du personnel. Seulement 400 travailleurs furent réengagés. Outre sa participation au capital, la COVEC investit environ 2 milliards de francs CFA par le truchement d’un crédit à l’État malien qui rétrocéda les fonds à la COMATEX afin de moderniser le parc de machines. Ces interventions permirent à l’usine de redémarrer. Le chiffre d’affaires augmenta fortement entre 1995 et 1998. L’effectif du personnel se releva progressivement et dépassa bientôt la barre des 1 000 salariés. L’entreprise réalisa même des bénéfices qu’elle réinvestit dans son équipement. Elle bénéficia en partie de la dévaluation de 50 % du franc CFA opérée en janvier 1994 : grâce au changement de parité, les prix des tissus importés augmentèrent en effet considérablement7.
Cependant, sous l’effet de l’inflation, cet avantage concurrentiel s’éroda peu à peu. Également à cause de la faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de l’évolution de la mode et des importations frauduleuses d’articles à bas prix, la COMATEX subit une stagnation, puis une baisse de son chiffre d’affaires. Celui-ci tomba de 9 à 5 milliards de francs CFA entre 1998 et 2003.
Au cours de cette période, une nouvelle forme de fraude est apparue : la copie du label COMATEX et des motifs imprimés, ainsi que l’utilisation des mêmes méthodes de pliage des tissus. Les consommateurs achètent en effet des tissus importés parce que ceux-ci sont meilleur marché, mais ils préfèrent souvent les motifs locaux. Face à cette violation patente du droit de la propriété intellectuelle par des importateurs locaux qui se fournissent dans les pays côtiers (au Nigeria et en Côte d’Ivoire notamment) ou en Asie, les autorités n’ont, semble-t-il, pas réagi assez fermement. La direction de l’entreprise s’était pourtant plainte et les syndicats avaient protesté publiquement8.
En 2003, la COMATEX employait environ 1 400 personnes, dont 20 expatriés. Cet effectif représentait 10 % des salariés du secteur industriel malien.9 L’usine a transformé 2 000 tonnes de fibres, ce qui équivaut à moins de 1 % de la récolte malienne de coton10. Le quart de sa production a servi à la fabrication de fil à tisser pour les artisans. Au Mali, ceux-ci s’approvisionnent principalement auprès de la COMATEX (pour les deux tiers de leurs achats). L’entreprise a d’autre part réalisé 7 millions de mètres de tissus (au lieu de 10 millions en 1998). Sa part du marché national est tombée de 40 à 30 % environ. La COMATEX exporte aussi du fil et des tissus dans les pays voisins. Ces exportations représentent entre 5 et 10 % de la production selon les années.
Réagissant à la baisse de son chiffre d’affaires, la COMATEX a entrepris de nouveaux investissements afin de diversifier sa production. Outre les tissus Fancy (imprimés sur une face), elle a commencé à produire des tissus Wax (imprimés sur les deux faces) qui étaient jusque-là importés de pays européens, puis asiatiques11.
Simultanément, la COMATEX s’oriente vers l’exportation. Pour soutenir cette stratégie, le Mali et la Chine se sont entendus en novembre 2004 sur la fondation d’une nouvelle société, l’Industrie de confection du Mali (ICOMA SA)12. Celle-ci sera dotée d’un capital de 2 milliards de francs CFA. 85 % sera souscrit par la COMATEX et 15 % par des actionnaires privés. L’investissement total s’élèverait à 14,5 milliards de francs CFA.
Si le projet se concrétise, l’ICOMA construira une usine sur un terrain attenant aux bâtiments de la COMATEX. La capacité de transformation des nouvelles installations atteindra de 4 à 5 000 tonnes de coton fibre par an. ICOMA fabriquera des vêtements en jeans et des pièces de bonneterie. Le 80 % de la production devrait être exporté.
Les promoteurs espèrent réaliser un chiffre d’affaires de 18 à 20 milliards de francs CFA. La nouvelle usine emploierait près de 2 000 personnes. La COVEC assurerait leur formation. L’usine démarrerait son activité en 200713.

L’Afrique parviendra-t-elle à transformer elle-même son coton ?
Le cas de la COMATEX montre que l’expansion des relations Sud – Sud permet parfois de résoudre des problèmes apparemment insolubles dans le cadre Nord – Sud. Cependant, il éclaire aussi certaines contradictions.
Sans la reprise de la COMATEX par la China National Overseas Engineering Corporation (COVEC) en 1994, la compagnie malienne aurait sombré. Les investisseurs occidentaux n’avaient pas répondu à l’appel d’offres de rachat. De toute façon, leur technologie et leurs équipements sophistiqués n’étaient pas adaptés à la situation. L’accord avec la Chine semble donc avoir été la meilleure solution possible. Le coût social de la restructuration qui comporta initialement une réduction de l’effectif des travailleurs fut élevé, mais inévitable. Aujourd’hui, l’extension de cet accord paraît intéressante pour les deux parties.
L’inondation du marché malien par des tissus à bas prix en provenance de pays en développement mieux équipés montre un grave inconvénient de l’expansion du commerce Sud – Sud. La revendication par les pays émergents d’un libre accès aux pays du Nord, dont les dirigeants prônent le libéralisme, mais ne l’appliquent qu’en fonction de leurs intérêts, paraît tout à fait logique. Par contre, les pays émergents devraient restreindre volontairement leurs exportations de tissus de type “Africa print” lorsque les pays destinataires tentent de développer leur propre industrie textile. Pour leur part, les pays africains auraient intérêt à fixer, dans le cadre des communautés régionales, des quotas d’importation et à les faire respecter par les acteurs économiques. Ce qui est permis aux pays industrialisés doit aussi l’être aux pays africains.
On se rappelle qu’à partir des années cinquante, les pays émergents ont dû accepter, sous la pression du Nord, de limiter leurs exportations de textiles et de vêtements. Cette protection des industries en place étant incompatible avec la création de l’OMC, les pays industrialisés ont dû modifier leur politique en 1994, à l’issue des négociations commerciales du cycle de l’Uruguay. Ils ont toutefois obtenu une période d’adaptation de dix ans dans le cadre de l’Accord sur les textiles et les vêtements. Cet accord a expiré fin 2004. Depuis, le commerce des textiles est en principe soumis aux règles générales de l’OMC14. Cependant, les États-Unis et l’Union européenne ont imposé le maintien de quotas d’importation jusqu’en 2008, estimant dans ce cas que « la libéralisation doit être gérée prudemment »15. Après des décennies de protection, les industries textiles du Nord auront donc encore bénéficié d’au moins 13 ans pour s’adapter au libre-échange ! Pourquoi les Africains n’auraient-ils pas les mêmes droits ?
Ces droits, les Africains vont peut-être enfin les prendre. En 2003, une conférence internationale des pays membres de l’UEMOA et de la CEMAC, réunie à Ouagadougou, a adopté « l’objectif pour la transformation de 25 % du coton produit dans la zone à l’horizon 2010 »16. À cet effet, la conférence a recommandé les mesures suivantes :
– « étudier les mesures d’incitation fiscale à mettre en place, y compris la réduction de la TVA sur les produits textiles produits dans l’espace UEMOA et l’augmentation des droits de douane sur l’ensemble des textiles importés » ;
– étudier « la mise en place d’un fonds régional de promotion de la production et d’incitation à la transformation locale de la fibre de coton »17.
Dans la même perspective, une table ronde organisée à Bamako en février 2004 par l’Organisation des professionnels de l’industrie cotonnière et textile (OPICT) a recommandé des mesures d’urgence : interdire l’importation des tissus de type “Africa print”, fournir le coton aux usines à un prix préférentiel18, abaisser le tarif de l’électricité et supprimer la TVA sur les articles locaux en coton pour une durée de 4 à 5 ans19. L’adoption de telles mesures impliquerait que les autorités politiques renoncent, dans une certaine mesure, au libéralisme économique et s’opposent aux pressions internationales.
Il faut bien sûr faire la part de la rhétorique dans ces recommandations, mais leur contenu général correspond bien aux objectifs des industriels locaux. Pour bénéficier de l’appui d’autres groupes sociaux, ils devront toutefois tenir compte des intérêts de ces groupes. Il y en a notamment deux : les cultivateurs de coton qui ne veulent pas subventionner indirectement l’industrie et les consommateurs qui sont à la recherche des tissus les moins chers. Ces conflits d’intérêts paraissent surmontables : les populations des pays producteurs de coton n’acceptent en effet pas, lorsqu’elles sont informées, que 95 % des fibres (cas de la zone UEMOA) soient transformées, aujourd’hui encore, en dehors de la région d’origine et que les bénéfices de la valorisation leur échappent.
Malgré les ambivalences constatées plus haut, les échanges Sud – Sud peuvent contribuer au dépassement de cette division du travail inéquitable. Le développement de la coopération industrielle représente un instrument essentiel de ce changement. Cependant, les partenaires devraient aussi s’entendre sur des mesures destinées à prévenir l’envahissement des marchés africains par des tissus à bas prix.

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