Le développement en questions

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Sommaire n° 169

mercredi 25 février 2015

Éditorial :
Que peut nous apprendre l’épidémie d’Ebola
Patrice Allard

Le cinquantième anniversaire de la Cnuced
Le texte qui suit est extrait de l’avant propos du Secrétaire général de la CNUCED, Mukaisa Kituyi, à l’ouvrage de John Toye : « 50 ans de la CNUCED, bref historique » (UNCTAD/OSG /2014 /1, p. vi à xi)

Un autre cinquantième anniversaire
« Le groupe des 77 célèbre son cinquantième anniversaire ». Sous ce titre, le Centre Sud a publié le 16 juin 2014 le texte ci-dessous de son Directeur exécutif, Martin Khor (South News, n°54, http://fr.southcentre.int)

La puissance française dans son labyrinthe, Patrice Jorland
Dominique de Villepin publie dans Le Monde diplomatique de décembre 2014 un long article intitulé « La France gesticule… mais ne dit rien » et surtitré « Impasse militariste et morali-satrice », cependant que la revue Recherches internationales et la Fondation Gabriel Péri ont organisé, les 28 et 29 novembre, un colloque en forme d’interrogation « Diplomatie française : où est la boussole ? ». À quoi vient s’ajouter la question du dossier paru dans le dernier numéro (décembre) d’Alternatives internationales, « La France pèse-t-elle encore ? ». Cette coïncidence est d’autant plus notable que les analyses d’ensemble de la politique extérieure française se font plutôt rares, alors qu’abondent les analyses sectorielles ou géographiques de son exercice et qu’à suivre un quotidien du soir, un assez large accord régnerait à son propos, les actuels ministres des affaires étrangères et de la défense échappant par exemple au discrédit dont le gouvernement fait l’objet.
On admettra d’emblée que la France est une puissance, dont elle détient les attributs classiques, démographie somme toute dynamique, deuxième espace maritime, deuxième réseau diplomatique et cinquième économie de la planète, membre permanent du Conseil de sécurité, langue internationale que sous-tendent les réseaux des Alliances, Instituts et lycées français, première destination touristique mondiale qu’expliquent la diversité de ses paysages, son patrimoine architectural et sa renommée gastronomique. En bref, le hard power de son instrument militaire associé au soft power d’une culture dense et d’un passé à divers titres prestigieux…

Crise mondiale et perspectives de développement en 2014

Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED)
Extrait de l’Aperçu général du Rapport sur le commerce et le développement 2014, (UNCTAD/TDR/2014), New-York et Genève, 2014, signé par Mukhisa Kituyi, Secrétaire général de la CNUCED
« la prospérité, tout comme la paix, est indivisible. Nous ne pouvons pas nous permettre de la semer aux quatre vents pour le profit des plus chanceux ou d’en jouir au détriment des autres. La pauvreté, où qu’elle soit, constitue pour nous tous une menace et met en péril le bien-être de chacun d’entre nous ».
Henry Morgenthau, Secrétaire d’État au commerce des États-Unis, Déclaration faite à la Conférence de Bretton Woods, 1944.

Le Brésil après le « Mondial ». La Coupe du monde 2014 : Impacts socioéconomiques et conséquence pour le pays, José Silvestre Prado de Oliveira, Karla Braz et Bruna Fazao
L’annonce en 2007, 64 ans après, que le Brésil accueillerait à nouveau la Coupe du monde de football en 2014 fut l’occasion de grandes célébrations et de quelques protestations. Il est évident qu’accueillir un événement de cette ampleur susciterait de grands espoirs dans n’importe quel pays. Dans le cas du Brésil, on s’attendait à ce que cet espoir soit plus grand encore étant donné les liens que ce pays a avec ce sport.
Une fois passée l’euphorie initiale, un débat virulent s’est développé dans la société brésilienne à propos du volume important de ressources publiques qui allait devoir être consacré à l’organisation de cet événement en relation avec la carence reconnue des investissements notamment dans l’éducation et la santé. De nombreux arguments, favorables ou opposés à la tenue du « Mondial », furent avancés : d’un côté, on évoquait les opportunités que cela créerait, et de l’autre les risques que cela pouvait présenter.
Ce débat est allé en s’intensifiant et en se compliquant à mesure qu’étaient diffusées les informations relatives à l’augmentation des dépenses liées aux travaux, à l’accroissement des exigences de la FIFA (Fédération internationale de football), à la dénonciation de la surfacturation constatée sur des contrats et aux retards sur le calendrier des travaux. Malgré tout, c’est à la veille de la Coupe des Fédérations, en juin 2013, que diverses manifestations ont été organisées dans tout le Brésil. Le mouvement de protestation s’est intensifié et prolongé jusqu’à la tenue de la Coupe du monde en juin et juillet 2014. En plus des deux motifs invoqués par les protestataires, se profilaient, en octobre 2014, les élections présidentielles dans le pays et le succès, ou l’échec, de l’organisation de la Coupe du monde devenait capital pour le gouvernement ou l’opposition. Même s’il est difficile de mesurer l’effet réel de ses conséquences sur le processus électoral, il est important de souligner que le pays a démontré qu’il était capable d’organiser de grands événements. Les premières évaluations et l’ambiance générale pendant les matchs ont montré que, lorsqu’ils n’étaient pas sur la pelouse, les Brésiliens faisaient preuve d’une bonne organisation, bien différente du spectacle effroyable de leur défaite face à l’Allemagne par 7 à 1…

Le partenariat transpacifique : Son ambiguïté et son implication en vue d’un mode de vie soutenable, Hikari Ishido
Cet article s’intéresse au partenariat économique stratégique transpacifique (Trans Pacific Strategic Economic Partnership, en abrégé : TPP) et montre, en un premier temps, l’ambiguïté du TPP et, en un deuxième, ses effets sur le développement durable. Ce texte est structuré ainsi : la première partie concerne les principales caractéristiques du TPP, telles qu’elles sont présentées aujourd’hui par les médias ; la seconde partie discute l’ambiguïté du TPP ; la troisième fait état de l’implication du TPP avec un niveau de vie et un développement soutenable et la quatrième établit quelques remarques sur les effets du TPP sur le régime des échanges mondialisés…

Géopolitique des innovations, Viacheslav Shuper
(Membre de l’Institut de Géographie de l’Académie des Sciences de Russie, Professeur à la faculté de Géographie de l’Université de Moscou )

Le présent article n’est que la tentative d’application des idées de Michel Pétrov (1923-1987), philosophe soviétique de talent exceptionnel, à l’analyse des problèmes géopolitiques du développement global.
Pétrov bénéficiait d’une reconnaissance incontestable parmi ses collègues, surtout d’inspiration libérale, mais il n’a réussi à publier que 27 articles pendant toute sa vie en raison d’une pression idéologique insurmontable. Il a laissé plusieurs livres qui ont été publiés après sa mort, dont le dernier, le plus important peut-être, a été terminé en 1986 et publié en 2004. Il est intitulé : « Histoire de la tradition culturelle européenne et ses problèmes »…

La politique de relance de la production des terres rares pare les États-Unis :
Enjeu géoéconomique, enjeu géopolitique ou enjeu environnemental ?
, Nour Mohammad
(Doctorante en géographie au Centre d’études sur la mondialisation, les conflits, les territoires et les vulnérabilité (CEMOTEV) à l’Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines (UVSQ). Adresse professionnelle : CEMOTEV-UFR des Sciences sociales, 47, boulevard Vauban, 78280 GUYANCOURT ; Email : nour.mohammad33@yahoo.fr )

Au cours de ces dernières années, les discussions internationales sur les ressources minérales, avec une attention particulière portée sur les métaux rares, ont acquis une nouvelle dimension. L’industrialisation rapide, la demande croissante pour de nombreux métaux, l’émergence de nouveaux marchés et l’épuisement des ressources naturelles à un taux troublant, sont à ajouter à une rivalité croissante entre les nations pour l’accès et le contrôle des ressources et des minéraux précieux. En outre, la manipulation des ressources pour protéger les intérêts nationaux, économiques et sécuritaires a sans doute ajouté une nouvelle dimension aux stratégies géopolitiques. Les métaux des terres rares figurent en bonne place parmi ces ressources stratégiques.
De ce fait, le problème que se propose de travailler le présent article réside dans les questions suivantes. Pourquoi les responsables politiques et industriels américains mettent-ils l’accent sur la nécessité de développer une stratégie portant sur ces ressources minières, en tant que source de conflit international, surtout avec la montée de la Chine comme un nouveau joueur sur la scène internationale, dotée d’un quasi monopole sur les terres rares ? Quel est le rôle du pouvoir politique américain pour contrôler l’accès à la fourniture de ces ressources stratégiques ?...

Photo de couverture : BIT, enfant au Burundi.

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