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Un accès difficile à l’eau pour les Palestiniens

samedi 5 septembre 2015

L’occupation des terres palestiniennes a aussi un effet sur l’accès à l’eau de leurs habitants dans une région où lutter contre l’aridité constitue une de leurs préoccupations majeures. Les difficultés rencontrées pour accéder à des ressources hydriques ne sont pas sans conséquences à la fois sur la production agricole et sur l’approvisionnement domestique des populations. Pourtant les ressources hydriques de Cisjordanie ne sont pas négligeables, les montagnes de cette région stoppant les flux humides venus de l’Ouest. La perméabilité des sous-sols a rendu possible la constitution d’aquifères composés de nappes superposées. On compte ainsi trois aquifères, délimités en fonction du sens d’écoulement des eaux, un aquifère occidental qui est le mieux doté et recouvre l’Ouest de la région, un aquifère nord-oriental dans la région de Naplouse et Jénine et un aquifère oriental délimité à l’Est par la vallée du Jourdain et la Mer morte. Dans la vallée du Jourdain et sur les versants ouest des montagnes cisjordaniennes, les nappes supérieures, situées à faible profondeur, sont aisément exploitables.
L’occupation de la Cisjordanie et de Gaza, en 1967, a permis à la puissance occupante de prendre le contrôle des ressources hydriques de ces territoires, donnant tout pouvoir en la matière aux forces militaires. Cela revenait donc à faire rentrer l’eau des territoires occupés dans le domaine public de la puissance occupante, qui devait être, par ses compétences techniques, capable d’obtenir une utilisation optimale d’une ressource rare. Pour les Palestiniens, le forage de nouveaux puits ou la captation de nouvelles sources devenaient soumis à une autorisation préalable délivrée par les autorités d’occupation au risque de voir les forages ou captations illégaux détruits. Ces autorisations ont été rarement accordées. Dans l’aquifère occidental aucun permis de forage n’a été accordé, témoignant de la politique restrictive menée par l’occupant [1]. Cette politique de surveillance stricte de l’usage de la ressource a ensuite été étendue à l’irrigation des terres agricoles (également soumise à autorisation), alors que le distributeur d’eau potable en Cisjordanie, le West Bank Water Development, passait sous le contrôle de la puissance occupante. En 1982, la société israélienne de distribution d’eau Mekorot a étendu ses activités à la Cisjordanie, notamment dans l’aquifère oriental, au profit des colonies. L’occupation a donc conduit à un partage très inégal de la ressource : sur l’ensemble de la Palestine mandataire (Israël, Cisjordanie et Gaza), près de 80 % des eaux des nappes souterraines bénéficiaient à Israël et aux colonies alors que 75 % des captages étant pourtant situés en Cisjordanie [2]. De plus le West Bank Water Development, sous contrôle de l’occupant, a développé lentement son réseau : plus de 200 villages palestiniens n’ont pas été connectés avant 1995, leurs habitants devant s’approvisionner par camion-citerne dans des conditions plus aléatoires et onéreuses. Enfin le régime d’autorisation préalable auquel était soumise l’irrigation des terres a affecté les activités agricoles palestiniennes : à peine 10 % de celles-ci étaient irriguées [3].
Dans la suite de l’accord intérimaire du 28 septembre 1995 (Oslo 2) est conclu un accord hydraulique (également intérimaire) entre le gouvernement israélien et l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP). Cet accord prévoit un partage des ressources des trois aquifères en dotations fixes. Le tableau 1 ci-après indique cette répartition.

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Sous réserve de la bonne estimation de la richesse et de la qualité des eaux des aquifères (contestée en ce qui concerne l’aquifère oriental) et de l’inemploi de 78 millions de m3 de la ressource du même aquifère, l’accord légalise un partage inégal. 118 millions de m3, soit 19,8 % des 601 millions de l’ensemble des prélèvements vont aux 2,4 millions de Palestiniens de Cisjordanie alors que 483 millions de m3 sont attribués à 6,9 millions habitants d’Israël [4], soit 80,2 %. L’accord intérimaire établit la subordination de l’Autorité palestinienne de l’eau, institué par cet accord, à une commission mixte où les représentants israéliens disposent d’un droit de véto. Dans la zone C (plus de 60 % du territoire de la Cisjordanie), le pouvoir de l’Autorité palestinienne en matière d’hydraulique est encore plus réduit. Le système d’autorisation préalable avant tout nouveau forage ou nouvelle captation ainsi que pour la réparation des installations existantes y est maintenu. Enfin cet accord reconnaît à la société israélienne Mekorot le droit, en Cisjordanie, de prélever, fournir de l’eau et la facturer à des villages palestiniens [5].
L’édification du mur de séparation, à partir de 2002, renforce les difficultés d’approvisionnement en eau. À la question de l’accès aux terres palestiniennes maintenant situées en « zone d’accès contrôlé » au delà du mur, s’ajoute celle de l’usage des puits qui se retrouvent dans la même situation. La région de Qalqilya, et tout particulièrement le village de Jayyous, privé de la presque totalité de ses puits, est ainsi fortement touchée. L’Organisation EWASH rapporte un témoignage de la situation des agriculteurs concernés.
« Abu Azzam est l’un des plus importants producteurs de Jayyous, un village agricole palestinien qui a été sévèrement frappé par la construction du mur en 2003. Plus des trois quarts des terres agricoles du village et six puits sont maintenant derrière le mur et seulement 100 des 900 agriculteurs palestiniens ont reçu des permis israéliens les autorisant à franchir les "portes agricoles" (check point) qui sont ouvertes trois fois par jour pour des périodes limitées.
“De nombreux cultivateurs ont abandonné leurs terres parce qu’ils étaient trop pauvres pour payer le carburant nécessaire pour alimenter les groupes diesel pompant l’eau des puits”, déclare Abu Azzam, en évoquant le refus israélien d’autoriser les agriculteurs palestiniens à employer des pompes électriques moins onéreuses. De plus les quotas imposés par le gouvernement israélien sur les quantités d’eau allouées aux agriculteurs de Jayyous leur interdisent de se tourner vers des produits plus profitables que ceux qu’ils cultivent actuellement ; entre 1983 et 2012, les quantités d’eau allouées aux cultivateurs locaux n’ont augmenté que de 10 %. “Ce n’est pas juste car cela ne correspond pas à nos besoins”, déclare Abu Azzam. Jayyous achète maintenant son eau auprès du village voisin d’Azzun, mais, en été, la population doit faire face à des pénuries périodiques » [6].
La région de la vallée du Jourdain et du Nord de la Mer morte, étudiée par l’organisation israélienne B’Tselem [7]. en 2010, constitue une illustration précise de la question. L’étendue de cette région correspond sensiblement à celle de l’aquifère oriental, cité ci-avant. Les ressources hydriques y sont importantes. Elles sont constituées par les eaux souterraines contenues dans les nappes de l’aquifère et par les eaux fluviales du Jourdain et de ses affluents. Ces dernières sont captées au moyen de retenues d’eau ou par pompage direct. Leur exploitation, partagée entre Israël et Jordanie, exclut les Palestiniens qui n’ont aucun accès à ces eaux du fait des « zones fermées » établies par la puissance occupante. Les demandes adressées par l’Autorité palestinienne à l’occasion des discussions conduisant à l’accord hydraulique intérimaire ont été reportées aux futures négociations d’un accord définitif qui n’ont pas eu lieu à ce jour. Pourtant ces ressources sont abondamment exploitées : en 2008, 420 millions de m3 ont été captés, 55 millions allant à la Jordanie, 45 aux communautés établies dans la région du lac Tibériade (en territoire israélien, au delà de la « ligne verte ») et le reste (320 millions) approvisionnant Israël [8].
La société israélienne Mekorot joue un rôle important dans l’exploitation des eaux souterraines de l’aquifère oriental. Nombre des stations de pompage qu’elle utilise sont situées dans la vallée du Jourdain, lui apportant 32 des 46,5 millions de m3 produits en 2008. Cette production est pour l’essentiel destinée aux colonies de la vallée du Jourdain et de Cisjordanie. Cependant 6 millions de m3 ont été fournis à des villages palestiniens. Du côté palestinien, en 2008, les 89 puits et forages en activité (il y en avait 209 avant 1967) ont produit 10,37 millions de m3 et la captation des eaux de 22 sources actives ajoute 20,3 millions de m3 donnant une production totale de 30,7 millions de m3. Ce résultat n’est pas sans poser question. Aux termes de l’accord de 1995, les quantités d’eau, issues de l’aquifère oriental, allouées aux Palestiniens auraient dû être respectivement de 24 millions de m3 par forages et 30 millions par sources, pour un total de 54 millions de m3. Plusieurs causes interviennent ici. La diminution du nombre de sources ou de puits accessibles aux Palestiniens, soit en raison de l’établissement de « zones fermées », soit du fait de la politique restrictive de la puissance occupante n’autorisant qu’un faible nombre de nouveaux forages ou de réparations de forages existants pour faire face au tarissement des plus anciens, constitue la première de ces causes. Toutefois il semble également admis que les forages et prélèvements effectués par Mekorot n’aient pas été sans effet sur la production d’eau palestinienne. Mekorot le reconnaît implicitement en délivrant 6 millions de m3 à des villages palestiniens. Il faut préciser que les puits et forages palestiniens dans la vallée du Jourdain sont de faible profondeur, allant de quelques douzaines de mètres jusqu’à 200 m. Il n’est du reste accordé, par les autorités occupantes, de permis de forage qu’à la condition que la profondeur de ceux-ci n’excède pas 300 mètres. Ce qui équivaut à un autre partage, les eaux des nappes les proches de la surface allant aux Palestiniens et celles des nappes les plus profondes étant exploitées par la puissance occupante. Les forages effectués par Mekorot peuvent aller jusqu’à une profondeur de 1 500 mètres et il semble que ces prélèvements en profondeur tendent à assécher les nappes de surface. B’Tselem donne en exemple le village palestinien de al-A’uja, situé à proximité de la colonie de Ytav dans la vallée du Jourdain. Mekorot a mis en service trois forages profonds, dans le voisinage de la colonie et de al-A’uja, pour approvisionner, entre autres, cette colonie avec un débit annuel de 2,06 millions de m3. Ce village est alimenté par 7 puits et les quantités d’eau obtenues par ces puits vont en diminuant de manière conséquente, passant de 0,7 million de m3 pendant l’année 2000 à 0,43 million en 2008. Cet exemple tendrait ainsi à montrer que, dans la vallée du Jourdain, le partage inégal de l’eau, légalisé par l’accord de 1995, deviendrait au fil du temps de plus en plus inégal du fait de l’asséchement des ressources accessibles aux Palestiniens.
La conséquence d’un prélèvement inégal est une forte disparité entre les bénéficiaires. Ainsi, en 2008, les colonies implantées dans la vallée du Jourdain et au Nord de la Mer morte ont reçu 44,8 millions de m3 d’eau (dont 43,7 pour l’irrigation), 70 % étant fournis par Mekorot et le reste provenant des eaux fluviales du bassin et du retraitement des eaux usées. Ces 44,8 millions de m3 attribués aux 9 354 colons dépassent les 36,7 millions de m3 reçus par les 76 000 habitants palestiniens de la région, les 6 millions fournis par Mekerot étant inclus. Ceci a bien sûr une incidence sur l’irrigation des parcelles cultivées mais affecte également les quantités d’eau à usage domestique attribuées aux habitants de la région. B’Tselem indique ainsi une allocation journalière moyenne par habitant allant de 487 litres dans les colonies de la vallée à 727 litres dans celles du Nord de la Mer morte [9]. Pour les Palestiniens, la même allocation va de 161 litres dans le district de Jéricho, à 61,8 litres dans la partie palestinienne du Nord de la vallée et 61 litres dans la région de Wadi al-Far’a. Les disparités lorsqu’elles sont mesurées au niveau local peuvent devenir énormes. Ainsi en est-il de la colonie de Ro’i édifiée au voisinage de al-Hadidya, village qui abrite une communauté bédouine. Cette allocation journalière par habitant est de 431 litres pour les colons de Ro’i et de 20 litres pour les habitants de al-Hadidya [10]. Encore faut-il ajouter qu’al-Hadidya n’étant pas relié au réseau de distribution d’eau, ces 20 litres par habitant sont apportés par camion citerne (et payés en conséquence). Cette inégalité se retrouve dans la part des dépenses consacrées à l’eau dans le budget des ménages. Selon B’Tselem, dans le cas d’une famille palestinienne bénéficiant d’un accès à l’eau courante, la dépense moyenne mensuelle est de 283 shekels soit 8 % de sa dépense de consommation totale. Lorsque l’approvisionnement de la famille est effectué par camion citerne, cette dépense atteint 1 744 shekels. Pour une famille établie dans une colonie cette dépense moyenne s’élève à 105 shekels, soit 0,9 % du budget de consommation.
Dans la région de Gaza, la question de l’eau se pose en des termes différents. La faiblesse des ressources hydriques de la région la rend dépendante d’apports extérieurs de sorte que l’évacuation de la région par la puissance occupante en 2005 n’y a guère modifié l’état de subordination de l’Autorité palestinienne de l’eau. Il s’y ajoute l’ampleur des destructions résultant des affrontements armés qu’a connus la région ou de celles opérées dans la zone déclarée d’accès restreint le long de la « ligne verte » (zone tampon située le long de la ligne-frontière). Le blocus de la région, en place depuis 2006, affecte également la fourniture d’eau par insuffisance des approvisionnements en carburant nécessaire pour le fonctionnement des groupes de pompage. La situation de pénurie chronique d’eau qui résulte de ces différentes conditions spécifiques touche les ménages dans leur accès à l’eau pour usage domestique. Les plus concernés sont les habitants en zone d’accès restreint. 66,7 % des familles concernées ont accès à l’eau courante distribuée par les communes. Cette distribution municipale fait l’objet de sévères restrictions : plus d’un quart de ces ménages ne sont approvisionnés qu’un jour par semaine pendant quelques heures ; pour plus de 30 % d’entre eux, l’accès à l’eau courante se fait pendant quelques heures non pas un jour par semaine mais deux. Pour faire face à ces restrictions ou pour pallier le non accès au réseau d’eau courante que reste-t-il ? L’usage de puits artisanaux dont la qualité de l’eau est douteuse ou l’achat à des prix très élevés aux camions citernes [11].
Cette pénurie touche également les agriculteurs. EWASH rapporte ce témoignage qui illustre sans complaisance le sort de ces derniers.
« Sedqi Al-Qara, 50 ans est propriétaire de 40 dunums (4 hectares) de terres agricoles situées à 700 mètres de la ligne de partage du périmètre avec Israël sur la commune de Al Qarara au Sud de la bande de Gaza. Avant que l’armée israélienne n’aplanisse ce secteur en détruisant ses arbres, Sedqi faisait pousser là des amandiers, des orangers, des citronniers, des dattiers et des oliviers. “J’ai été obligé de me tourner vers la culture des légumes, bien que ceux-ci demandent des quantités d’eau qui ne sont pas disponibles dans cette zone, mais je n’avais pas d’autres choix”, a dit Sedqi.
En 2008 l’armée israélienne a détruit le puits qu’il partageait avec d’autres agriculteurs, rendant difficile la poursuite d’activités agricoles dans cette zone. Depuis lors Sedqi obtient des quantités d’eau insuffisantes à partir d’un puits voisin, ce qui l’oblige à ne plus cultiver que 6,5 dunums (0,65 ha.), laissant le reste de sa terre en jachère. “L’eau des puits est chère et ne suffit pas, je dois emprunter de l’argent à mes amis et à mes proches pour acheter de l’eau. Je suis surchargé de dettes que je ne peux pas rembourser”, a dit Sedqi. “La plupart des légumes que j’ai plantés cette année se sont desséchés parce que je ne pouvais pas les arroser tous les jours” ».
Globalement dans les territoires occupés, la combinaison d’un accès difficile à la terre et d’un accès tout aussi problématique à l’eau est lourde de conséquences. En Cisjordanie, en 1967, s’il y avait 750 puits et forages existants, dont 413 opérationnels, on en comptait plus que 364 en 1990 [12]. En ajoutant à cette raréfaction de l’eau la limitation des terres accessibles du fait d’une prise de possession par la puissance occupante ou de leur classement en « zones fermées », il n’est pas étonnant que les surfaces cultivées palestiniennes déclinent. La CNUCED CNUCED, [13], juillet 2012. estime à 30 % leur réduction entre 1965 et 199414. Avec de faibles possibilités d’irrigation, le passage à une agriculture plus intensive semble compromis et les perspectives de progrès du monde rural sont minces. De plus la présence sur les mêmes territoires de colonies à vocation agricole, pratiquant une agriculture intensive sur des terres largement irriguées, employant des techniques agronomiques avancées, exerce une concurrence redoutable pour les agriculteurs palestiniens qui risquent de perdre leurs débouchés traditionnels sur leurs propres marchés. Loin de se réduire, les obstacles au développement du monde rural palestinien se sont ainsi renforcés au cours des 50 dernières années.
Pour les familles palestiniennes de Gaza ou de Cisjordanie, un rationnement drastique de l’eau constitue un frein à l’amélioration de la satisfaction des besoins humains essentiels. L’usage d’une quantité d’eau adéquate interfère avec la presque totalité de ces besoins et tout particulièrement la satisfaction des besoins alimentaires et du besoin de santé. L’insuffisance de cette quantité d’eau est donc également un obstacle certain au développement humain.


[1Entre 1967 et 1992, en Cisjordanie, 23 autorisations de forage de nouveaux puits ont été accordées à des Palestiniens alors que dans le même temps 32 puits étaient forés à l’usage des colonies. Source : Jean-François Legrain, « Politiques israéliennes du territoire en Cisjordanie-Gaza (1967-1995) », Monde arabe Maghreb-Machrek, n°152, avril-juin 1996.

[2Source : Jean-Paul Chagnollaud, Sid-Ahmed Souiah, Atlas des Palestiniens, Éditions Autrement, Paris, 2011.

[3Contre 35 % au Liban et 45 % en Israël. Source : Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Ahmed Souiah, op. cit. 2011.

[4Ces 483 millions de m3 s’ajoutent à la production propre d’Israël qui est estimée entre 1 400 et 1 600 millions de m3. Ces chiffres de population datent de 2008, les Palestiniens résidant en Israël sont inclus dans la population de ce pays.

[5Source : Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Hamed Souiah, op. cit., 2011.

[6Emergency Water and Sanitation/Hygiene group (EWASH), « Water for Agriculture in the West Bank », Fact sheet n°14, mars 2013.

[7B’Tselem, « Dispossession and Exploitation. Israel’s Policy in the Jordan Valley and Northern Dead Sea », mai 2011

[8La question du caractère excessif des prélèvements est soulevée. L’abaissement du niveau des eaux de la Mer morte est souvent avancé au même titre que les pertes de biodiversité constatées dans le fleuve et ses affluents. Elle ne se pose pas seulement en Israël et en Jordanie mais concerne aussi les États en amont, principalement la Syrie et le Liban.

[9Ces chiffres, selon B’Tselem, sont de loin supérieurs à l’allocation attribuée aux habitants d’Israël qui sont en moyenne de 165 litres.

[10L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande une allocation de 100 litres d’eau par personne et par jour (que n’atteignent pas les villages palestiniens de la vallée du Jourdain). Selon cette organisation une dotation de 20 litres représente un seuil d’alerte à partir duquel la survie est menacée à brève échéance.

[11Emergency Water and Sanitation/Hygiene group (EWASH), « Water and Sanitation in the Access Restricted Areas of the Gaza Strip », Fact sheet n°13, décembre 2012.

[12Source : S. Glover et A. Hunter, « Meeting Futur Palestinian Water Needs », Palestine Economic Policy Research Institute, 2010, cité par EWASH, publication citée, mars 2013.

[13« Report on UNCTAD Assistance to the Palestinian People : Developments in the Economy of the Occuped Palestinian Territory »

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