Europe sociale et mouvements sociaux

, par Alain Dontaine

Selon Mario Draghi, « le modèle social européen est mort ». En dehors de cette déclaration pour le moins brutale, on ne compte plus les évocations de l’Europe sociale. La tendance est particulièrement nette au niveau syndical et politique et la fréquence en est telle que l’on peut se demander s’il ne s’agit pas de pures incantations. Non pas que cette Europe sociale n’ait aucune existence mais plutôt que les appels renouvelés à celle-ci, sans qu’ils soient suivis d’effets notables en la matière, permettent de douter de l’efficacité de la démarche. Ces mouvements sociaux et leurs porte-paroles sont-ils en mesure d’obtenir ce qu’ils revendiquent ? Dans quelle mesure l’Europesociale telle qu’elle se construit peut-elle leur être imputée ? Mais la question soulevée ne se limite pas à une mesure de l’efficacité du syndicalisme européen. Si chacun s’accorde à reconnaître le retard de l’Europe sociale par rapport aux avancées de la construction économique de l’Europe après plus de 50 ans d’histoire, il est sans doute permis de se demander si ce retard ne tient finalement qu’à une répartition des compétences entre le niveau communautaire et le niveau national qui pourrait justifier
ce retard ou si la nature du retard est imputable aujourd’hui à des logiques établissant une hiérarchie entre libertés économiques et droits sociaux.

Pour la suite de ce texte d’Alain Dontaine, cliquez sur le lien ci-dessous
http://informations-et-commentaires.nursit.com/IMG/pdf/europe_sociale_et_mouvements_sociaux.pdf