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Article 5 : Ouvrages et Publications Comptes-rendus rapides

mercredi 5 novembre 2014

Ouvrages et Publications
Comptes-rendus rapides

Ouvrages

Bernard Conte, La Tiers-Mondialisation de la planète, Presses universitaires de Bordeaux, Pessac 2009.

Le livre de Bernard Conte nous fait revivre le dernier demi-siècle d’histoire du capital en décryptant les transformations souvent régressives qu’il a imprimées sur la planète. Partant de la fin de la deuxième guerre mondiale sans s’arrêter beaucoup sur les Trente glorieuses, il couvre les années de bouleversement qu’ont été les années 70 et 80 et détaille leur prolongement dans l’ère de la mondialisation, mais il se termine à la veille de cette grave crise que nous vivons aujourd’hui et qui ressemble tant à celle des années 30. Retour ligne automatique
L’hypothèse — ou la ligne directrice — de l’analyse est que le capital affronté dès le début des années 70 aux difficultés de se rentabiliser là où il était implanté, a déployé une stratégie à l’échelle mondiale. Il va ainsi étendre à la planète entière une structure d’exploitation et de domination jusque-là caractéristique du Sud : ce sera la Tiers-Mondialisation de la planète portée par les politiques économiques accommodées à l’exigence libérale du moment.Retour ligne automatique
L’ouvrage est composé de six chapitres qui déclinent dans l’ordre de sa chronologie l’orchestration de cette domination qui joue sur les registres de l’économique, du politique et bien sûr de l’idéologique.Retour ligne automatique
On soulignera d’emblée l’originalité de la réflexion et de la démarche de Bernard Conte. A l’heure où le discours économique se borne à parler du présent et résume encore celui-ci avec le seul mot de « mondialisation », Bernard Conte inscrit dans le temps les stratégies qui visent à formater la planète — « remodeler simultanément les paysages économique, politique et social » selon l’expression de John Saul — sans pour autant ignorer la prégnance du clivage historique Nord/Sud. Très intéressante de ce point de vue est le retour — ou le détour — régulier de l’analyse sur les fondements théoriques ou idéologiques de ces stratégies : rappel des étapes de la pensée libérale (premier chapitre), exposé de la première « révolution silencieuse » — « l’heure du monétarisme » au chapitre 3 — et « fondements théoriques du post-consensus de Washington » (chapitre 5) qui, chaque fois, trouvent leur « application » propre dans les deux espaces ». Dit autrement, le lecteur de La Tiers-Mondialisation de la planète pourra prendre une vue d’ensemble, cohérente et détaillée aussi, de la dynamique du capitalisme depuis les débuts des années 70 jusqu’à 2008. Retour ligne automatique
La qualité pédagogique du livre de Bernard Conte (simplicité de la construction, clarté de l’écriture, pertinence de l’appareillage scientifique) est indiscutable. On se risquera cependant à lui reprocher de trop lisser la réalité de la domination du capital. Certes, les années 80 et 90 ont été marquées par l’écrasement des luttes pour l’émancipation et même celui des forces qui les portent mais pas jusqu’à détruire toute capacité de résistance, et il est certain que depuis le tournant du siècle, les mouvements sociaux, ici ou là, ont imprimé leur marque sur l’évolution des sociétés. Ainsi, par exemple, en Amérique latine, les coordonnées classiques du commerce et du développement ont considérablement évolué depuis une dizaine d’années, sous l’influence croissante que des acteurs non étatiques exercent sur les politiques. De même, malgré ses affinements et ajustements — au plan économique et politique — la stratégie du capital n’a quand même pas réussi à bloquer les contradictions qu’elle génère : « monopoliser le politique pour libérer l’économique » n’a pas empêché que survienne la crise de 2008 dont on commence à comprendre qu’elle ne sera pas surmontée de sitôt.

Hakim Ben Hammouda, Nassim Oulmane, Mustapha Sadni Jallab, Crise… Naufrage des économistes, De Boeck, Bruxelles, 2010

« Pourquoi personne n’a-t-il vu venir cette crise ? ». Cette question, formulée en novembre 2008 par la Reine d’Angleterre lors d’une visite à la London School of Economics, est le prétexte et le guide de cet ouvrage collectif. Les auteurs nous invite à un voyage à travers les débats qui ont divisé les économistes et les consensus qui les ont réunis au cours des trois dernières décennies. Pour reprendre une expression de Gaston Bachelard, c’est aussi une visite de la « cité des savants », une cité qui n’a rien de paisible car ces « savants-économistes » sont partagés suivant une pluralité de paradigmes qu’ils mettent en œuvre.Retour ligne automatique
À travers les différentes questions qui se sont posées au cours de la période : une récession est-elle encore possible ? Comment en finir avec le sous-développement ? La modélisation mathématique permet-elle de saisir tous les comportements économiques complexes ? Comment prendre en compte l’usure écologique de notre monde ? Les auteurs produisent une véritable histoire de la pensée économique contemporaine. Dans le contexte d’une mondialisation presque heureuse (« la grande modération »), le plus grand nombre de ces savants en sont venus à partager quelques convictions, donnant l’image heureuse d’une réconciliation quasi paradisiaque. Ce paradis est vite perdu. La crise qui n’aurait jamais du se produire éclate en 2008 et surprend par son ampleur.Retour ligne automatique
Comment les économistes ont-ils pu être aussi imprévoyants ? La victoire apparente de la pensée libérale (néoclassique), des années 1980 au début des années 2000, a entretenu l’illusion que les agents économiques étaient toujours rationnels et que les marchés étaient toujours efficients. Le projet de construire une science économique sur le modèle des sciences de la nature a conduit à la production d’outils mathématiques qui, reposant sur cette illusion, ne pouvaient qu’ignorer l’incertitude et les déséquilibres endogènes. En un mot, la pensée libérale qui s’était imposée a failli. Le naufrage des économistes est pour l’essentiel celui des économistes libéraux.Retour ligne automatique
La cité des savants n’est pas seule maîtresse du champ économique. Son rôle se limite aux relations étroites qu’elle entretient avec le monde de l’action qu’elle soit politique ou entrepreneuriale, en quelque sorte une « cité des décideurs » dont les savants ne sont que les conseillers. L’examen rapide que les auteurs font des politiques mises en œuvre montre combien ces « décideurs », soit par conviction, soit du fait de leur approbation par les responsables des intérêts économiques et financiers les plus puissants, ont suivi les avis de leurs conseillers, les économistes libéraux. Face au désastre de 2008, conseillers et décideurs, par révision critique de leurs précédentes illusions ou par nécessité, se sont retournés vers la doctrine keynésienne. Cela peut-il suffire ? Il est encore bien tôt pour juger de l’inflexion donnée dans le déroulement des idées économiques. On peut y voir un renouvellement de la recherche dans une discipline en quête d’un modèle de scientificité aussi bien que la réhabilitation d’une économie politique nécessairement pluri paradigmatique.Retour ligne automatique
Dans les pays du Sud, l’évolution des idées suit le même cours, à la réserve près que les préceptes libéraux furent le plus souvent imposés de l’extérieur avant que le contenu du « consensus de Washington » ne soit partagé par le plus grand nombre des dirigeants. Cependant en trois décennies, le monde, vu du Sud, a changé. L’émergence de quelques pays a montré que les frontières du capitalisme industriel ne se limitaient plus au seul Occident. L’échec du « consensus de Washington » a montré, plus vite au Sud qu’au Nord, l’absence de réussite des remèdes libéraux. L’impact de la crise contemporaine sur les pays du Sud, la montée des déséquilibres internationaux achèvent de construire l’image d’un monde où la globalisation n’est plus une fatalité. De nouveaux chantiers s’ouvrent dans la « cité des savants » où le futur ne peut plus être pensé seulement comme une croissance forte et équilibrée mais où le concept de développement doit être réhabilité.

Revues

Aujourd’hui l’Afrique, n° 116, juin 2010, Revue de l’AFASPA.

Les trois vagues successives qui se sont abattues sur les pays du Sud et donc sur les pays africains - crise alimentaire, crise pétrolière et crise économique- sont par leurs conséquences, souvent désastreuses, le sujet au cœur de nombre d’articles de ce numéro. Qu’il s’agisse du dossier que la revue consacre à Madagascar (Julien Martinet, « Choses vues, aspects de la pauvreté à Madagascar ») ou des articles d’analyse (Maria Doyen, « L’Afrique sera-t-elle la grande perdante de la crise ? », Pierre Lenormand, « Alimentation, énergie : des droits à conquérir ») le constat est le même : à partir d’une situation économique et sociale rendue précaire par les héritages coloniaux, les pressions néo coloniales subies après les indépendances puis dégradée par les politiques libérales de la fin du dernier siècle, les conditions de vie des populations africaines se sont détériorées fortement au cours des trois dernières années, effaçant les quelques progrès qui avaient pu être réalisés auparavant. Ce bilan devient encore plus lourd lorsqu’il est aggravé par une catastrophe majeure, comme ce fut le cas à Haïti. Face à la détresse des Haïtiens, Francis Arzalier (« Vous exagérez ? nous dit-on ») révèle un des projets les plus fous proposés pour faire face à la gravité de la situation : celui des villes charters qui consisterait à d’offrir des terres d’exil, dans des pays du Sud, sous la forme de zone franche, avec des capitaux et la déréglementation des pays du Nord, à tous les Haïtiens qui souhaiteraient quitter leur pays. En toute inhumanité, le modèle de ville comme Hong Kong rendrait possible… l’emploi d’une main d’œuvre peu onéreuse et rendue plus docile par son expatriation.Retour ligne automatique
Au plan de l’actualité politique africaine, deux interviews de responsables de l’opposition camerounaise (interview de Samuel Mack Kit par Jean Chatain et interview de Moukoko Priso par le même Jean Chatain) présentent les pratiques antidémocratiques du pouvoir en place, exercé par Paul Biya, auxquelles résiste l’Union des Populations du Cameroun, pratiques qui ne manquent pas de remonter à l’époque plus lointaine de l’ordre post colonial français.Retour ligne automatique
Les pages d’histoire de ce numéro sont consacrées à un point particulier mais très original de l’histoire haïtienne (Dolorès Hernandez Guerrero, « Les soldats polonais et la révolution haïtienne »), ainsi qu’au rappel d’une des heures sombres de la guerre d’indépendance algérienne (G. Tronel, « Maurice Audin, militant algérien mort sous la torture »).Retour ligne automatique
La revue rend hommage à Pierre Kaldor, militant exemplaire des causes anticoloniales et qui fut également l’un des quatre fondateurs de l’AFASPA, disparu au mois de mars de cette année 2010.

Aujourd’hui l’Afrique, n° 117, septembre 2010, Revue de l’AFASPA.

« Il y a 50 ans, les indépendances d’Afrique noire ». Ce titre donné à ce numéro de la revue présente sans ambigüité, son objet : dresser un bilan. De ces cinquante années d’histoire africaine, différents articles rappellent les faits les plus significatifs afin de faire apparaître les forces économiques ou politiques les plus actives, les acteurs qui ont pu ou voulu infléchir son cours.Retour ligne automatique
Le rappel du contexte politique de la fin des années 1950 et des forces politiques en action ouvre ce numéro. Robert Lejeune (« C’était l’empire colonial français »), Robert Lavaud et Gérard Lebon (« Le contexte historique des indépendances africaines de 1960 ») et Bernard Bouché (« Quinze ans qui ébranlèrent l’Afrique ») présentent les différents enchaînements qui débouchèrent sur des indépendances davantage conquises par les peuples que concédées par la puissance coloniale, cependant que Harana Paré (« Le RDA : de l’anticolonialisme au néocolonialisme militant. Histoire d’une dérive politique, 1946-1960 ») et Alphonce Véronése (« Rôle de la CGT avant 1960 dans les luttes pour les indépendances en Afrique noire ») dégagent l’action d’institutions politique ou syndicale, tant française qu’africaine dans la montée conjointe de la conscience politique et des luttes.Retour ligne automatique
La domination exercée par l’ancienne métropole coloniale et les formes qu’elle a prises pour tenter d’imposer un ordre néocolonial font l’objet de plusieurs articles, Pierre Kaldor (« Les accords inégaux de 1960. À propos des bases juridiques du néo-colonialisme ») et Robert Lejeune (« Les services de renseignement au cœur des indépendances flouées » et « Le temps des tueurs »). Un exemple concret du maintien de la présence politique française, la répression exercée contre l’Union des populations du Cameroun, est l’objet des articles de Jean Chatain (« Cameroun 1960 : après l’indépendance, l’armée française poursuit la guerre » et « Cameroun 1960 : un vrai régime de Gestapo »). Un second exemple est celui de la « fatalité » pétrolière qui s’est abattue sur le Nigéria, comme le montre l’article de Bernard Couret (« Nigéria : un géant dans la tourmente »).Retour ligne automatique
Les tentatives de construction d’un socialisme et l’approche des conditions de leurs échecs sont l’objet d’une étude à travers l’exemple malien (Amadou Seydou Traoré, « L’expérience malienne d’édification socialiste, 1960-1968). La recherche d’une unité africaine constitue une seconde inflexion de l’histoire du continent qu’étudie Martin Verlet à travers l’exemple du Ghana (« Le Ghana de Nkrumah : indépendance et panafricanisme »). Le ralliement de dirigeants africains à une acceptation de la domination de l’Afrique par les pays des Centres constitue un dernier axe des trajectoires historiques de nombre de pays. Francis Arzalier (« Houphouët, Sissoko : les ralliés de l’Occident »), Ibrahima Sène (« Sénégal : pourquoi et comment Senghor s’est débarrassé de Mamadou Dia en décembre 1962 ») et Mahmoud Bah (« Qu’a fait l’Afrique noire de cinquante années d’indépendance ? ») montrent, à travers les exemples du Sénégal et de la Guinée, la complexité des choix prononcés comme l’inachèvement de la décolonisation.Retour ligne automatique
En conclusion de cet historique, Jean-Claude Rabeherifara (« Une autre Afrique est possible ») montre les potentialités de changement qui s’offrent à ce continent.Retour ligne automatique
L’ensemble de ces articles offre aux lecteurs une mine d’informations et d’analyses sur un sujet soumis à tant d’idées reçues. Ils font de ce numéro une ressource précieuse. Ce numéro est complété par l’ouvrage Les expériences socialistes en Afrique, 1960-1990, également publié par l’AFASPA.

Alternatives Sud, vol. 17, 2010/3.

Intitulé « Pressions sur les terres – devenir des agricultures paysannes », ce troisième numéro de l’année 2010 s’ouvre sur un éditorial qui est en réalité une consistante introduction de Laurent Delcourt (27 pages). Partant de la crise alimentaire de 2007-2008 il montre que la « modernisation néolibérale » impulsée par les institutions internationales, en particulier par la BIRD, le FMI et l’OMC, ont créé une situation de crise mondiale qui ne peut que s’aggraver puisque ces politiques continuent à dominer les pratiques de ces institutions et de la plupart des gouvernements qui les contrôlent. Passant en revue toutes les données disponibles, il insiste sur les facteurs principaux de cette crise :Retour ligne automatique
La marginalisation de la paysannerie, pourtant plus productive que l’agro-industrie : en Afrique les petits paysans représentent 80 % des exploitations et assurent 90 % de la production agricole. Au Brésil l’agriculture familiale n’occupe que 24,3 % des terres cultivées mais fournit 74,4 % des emplois ruraux et produit plus de la moitié des denrées alimentaires de base consommées par la population. Même situation pour la production de riz en Asie.Retour ligne automatique
La libéralisation du secteur agricole, qui ouvre les marchés locaux aux importations à bas prix provenant des poids lourds internationaux, souvent subventionnés par leurs gouvernements et qui prive ainsi les paysans de leurs marchés de proximité.Retour ligne automatique
L’expansion des cultures d’exportation industrielles (floriculture au Kenya et au Pérou, soja au Brésil, orangers en Haïti à la place des haricots quand ce pays importe 60 % de sa nourriture, etc...). Ces cultures gourmandes en espace et en ressources naturelles accentuent la concentration foncière et détruisent l’environnement par la pollution et la dégradation des sols. Elles amplifient la déforestation tout en repoussant l’agriculture de subsistance sur les terres les moins fertiles.Retour ligne automatique
L’émergence de quasi monopoles dans les segments amont et aval des filières agro-alimentaires (producteurs d’équipements, d’engrais, de semences et de pesticides, industries de transformation, intermédiaires commerciaux et grandes chaînes de distribution) ce qui leur donne un énorme pouvoir sur le fonctionnement du secteur et sur l’orientation des politiques agraires nationales et internationales.Retour ligne automatique
Enfin la ruée vers les terres arables de la part des investisseurs de capitaux privés en mal de débouchés, mais aussi de la part des fonds souverains d’Etats soi-disant soucieux de sécurité alimentaire, aggrave considérablement les pressions menaçant les sociétés paysannes, les ressources naturelles et l’environnement des pays du sud.

Laurent Delcourt conclut cette longue introduction en montrant la nécessité d’une réforme en profondeur du système agricole et alimentaire international. Selon lui, elle devrait être axée en priorité sur la reconnaissance du rôle central joué par les paysans dans la lutte contre la faim et pour une agriculture écologiquement et socialement durable.Retour ligne automatique
Cette introduction est suivie de deux articles importants. Le premier, constatant le paradoxe apparent de voir grandir le nombre des affamés dans le monde en même temps que les grands groupes agro-alimentaires réalisent des profits exceptionnels, analyse la réaction des mouvements paysans : ceux qui s’organisent horizontalement pour promouvoir les techniques de l’agro-écologie au sein des sociétés paysannes, et ceux qui créent des mouvements sociaux au niveau national et à l’échelle planétaire pour exiger des réformes agraires et résister à l’agrobusiness. Les premiers sont sur la ligne du mouvement « Campesino a campesino » alors que les seconds sont membres de « La via campesina ». Selon Eric Holt Gimenez, auteur de cet article, une réunion de ces deux courants pourrait faire naître une force politique capable de remplacer le complexe industriel agro-alimentaire par des systèmes agro-écologiques et redistributifs.Retour ligne automatique
Le deuxième article pose le problème des « codes de bonne conduite » promus par la BIRD et par la FAO pour persuader les investisseurs privés de « s’auto-réguler » pour minimiser les effets sociaux et environnementaux négatifs de l’agro-business. Les auteurs de l’article montrent que cette approche est une impasse car elle évacue toute action sur les véritables causes sociales et politiques de la crise agraire et alimentaire.Retour ligne automatique
Les autres articles de la revue analysent en détail les conflits liés aux problèmes d’accès à la terre pour les paysans dans quelques pays dont l’histoire a été et est toujours marquée par l’importance de la paysannerie et par l’intensité des luttes que mènent les paysans pour l’accès à la terre ou pour défendre leurs droits sur la terre. Dans des contextes historiques et des environnements naturels très différents, nous suivons ainsi les caractères spécifiques de ces affrontements sociaux en Inde, au Guatemala, au Pérou, à Madagascar, en Ethiopie et en Afrique australe.Retour ligne automatique
Ce numéro bien documenté d’Alternatives Sud est publié à point nommé pour démontrer que les politiques en faveur de l’agro-business, qui consistent à faire appel à des investisseurs privés pour développer une agriculture industrielle exportatrice, ne font qu’aggraver les crises alimentaires, sociales et environnementales. Il fournit par ailleurs des arguments solides à ceux qui estiment que les seules solutions qui apportent des réponses positives à ces crises sont de sécuriser pays par pays l’accès des paysans à la terre et de favoriser le développement de l’agro-biologie.

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